Algérie
République algérienne démocratique et populaire
الجمهورية الجزائرية الديمقراطية الشعبية (ar)
ⵜⴰⵎⵓⵔⵜ ⵍⵣⵣⴰⵢⴻⵔ - Tamurt Lezzayer - تامورت لدزاير (ber)
Drapeau de l'Algérie. | Armoiries de l'Algérie. |
| Devise nationale | بالشّعب وللشّعب (Par le peuple et pour le peuple)1 |
|---|---|
| Hymne national | Kassaman |
| Forme de l'État | République |
|---|---|
| Président de la République | Abdelaziz Bouteflika |
| Premier ministre | Abdelmalek Sellal |
| Langues officielles | Arabe classique2,Tamazight3,4 |
| Capitale | Alger
36°46' N, 03°03' E
|
| Plus grande ville | Alger |
|---|---|
| Superficie totale | 2 381 741 km2 (classé 10e) |
| Superficie en eau | NC |
| Fuseau horaire | UTC +1 |
| Indépendance | De la |
|---|---|
| Date | 5 juillet 1962 |
| Gentilé | Algérien, Algérienne |
|---|---|
| Population totale(Janvier 2013) | 37 900 0005 hab. (classé 34e) |
| Densité | 16 hab./km2 |
| PIB nominal(2011) | 263,661 milliards de $ (38e) |
|---|---|
| IDH (2012) | |
| Monnaie | Dinar algérien (DZD) |
| Code ISO 3166-1 | DZA, DZ |
|---|---|
| Domaine Internet | .dz |
| Indicatif téléphonique | +213 |
| Organisations internationales | ONU (8 octobre 19627) |
L'Algérie (en arabe : الجزائر, al-Jazā'ir89 ; en tamazight et arabe algérien: الدزاير, Dzayer, الجازاير, Djazaïr ou لدزاير , Ldzayer ; en tifinaghⵍⵣⵣⴰⵢⴻⵔ), en forme longue la République algérienne démocratique et populaire, abrégée en RADP (en arabe الجمهورية الجزائرية الديمقراطية الشعبية, en tamazight Tagduda tamegdayt taɣerfant tazzayrit), est un État d’Afrique du Nord qui fait partie du Maghreb. Sa capitale,Alger, est située au nord, sur la côte méditerranéenne. Doté d'une superficie de 2 381 741 km², c'est à la fois le plus vaste pays d'Afrique10, du monde arabe et du bassin méditerranéen11. Il partage au total plus de 6 385 km de frontières terrestres12, avec notamment la Tunisie au nord-est, la Libye à l'est, le Niger et le Mali au sud, la Mauritanie et le territoire non autonome du Sahara occidental au sud-ouest, et enfin leMaroc à l’ouest. Après cent trente-deux ans de colonisation française, l'Algérie obtient son indépendance le 5 juillet 1962 à l'issue d'une guerre longue et coûteuse, et par le référendum d'autodétermination du 1er juillet 1962.
L’Algérie est membre de l'Organisation des Nations unies (ONU), de l’Union africaine (UA), du Mouvement des non-alignés et de la Ligue des États arabes pratiquement depuis son indépendance, en 1962. Elle a en outre intégré l'Organisation des pays exportateurs de pétrole(OPEP) en 1969. En février 1989, l'Algérie a pris part, avec les autres États maghrébins, à la création de l'organisation de l’Union du Maghreb arabe (UMA). Le pays a également rejoint l'Union pour la Méditerranée en 2008.
La Constitution algérienne définit « l'islam, l’arabité et l’amazighité » comme « composantes fondamentales » de l'identité du peuple algérien et le pays comme « terre d’Islam, partie intégrante du Grand Maghreb, pays arabe, méditerranéen et africain »13.
Toponymie et étymologie
L'appellation Algérie provient du nom de la ville d'Alger. Le nom d'« Alger » dérive du catalan Aldjère14, lui-même tiré de Al-Djaza'ir, nom donné par Bologhine ibn Ziri14, fils du fondateur de la dynastie Ziride, lorsqu'il bâtit la ville en 960 sur les ruines de l'ancienne ville au nom romain Icosium, Djaza'ir Beni Mezghenna15. Le nom en français, Algérie, utilisé pour la première fois en 1686 par Fontenelle dans Entretiens sur la pluralité des mondes pour qualifier la Régence d'Alger, est officiellement adopté le 14 octobre 1839 par Antoine Virgile Schneider16 afin de désigner ce territoire faisant partie de la Côte des Barbaresques.
L'étymologie du nom en arabe, « Al-Djaza'ir » (الجزائر), rattache le nom aux îles qui faisaient face au port d’Alger à l'époque et qui furent rattachées à sa jetée actuelle ; en arabe Al-Djaza’ir (الجزائر), « Les Îles »14, en français « Les Îles des Beni Mezghenna » (جازاير بني مزغانا Djezaïr Beni Mezghanna). Le terme d'île pourrait selon des géographes musulmans du Moyen Âge désigner la côte fertile de l’actuelle Algérie, coincée entre le vaste Sahara et la Méditerranée, apparaissant alors comme une île de vie, Al-Jaza’ir (الجزائر). En ce qui concerne Mezghenna, Tassadit Yacine rapporte l'hypothèse d'une forme arabisée d'Imazighen, ou « Berbères », donnant au pays le nom originel Tiziri n At Imezghan, « Ziri des Berbères »17.
Une autre étymologie situe son origine dans le nom de Ziri ibn Menad : Djezaïr alors de Dziri, du berbère Tiziri qui signifie « clair de lune »17. Les Algérois se désignent eux-mêmes sous le vocable de Dziri, et le langage populaire a conservé par ailleurs la formule Dzayer pour désigner Alger et l'Algérie.
Le terme arabe al Jaza'ir est utilisé depuis l'établissement des trois régences ottomanes au Maghreb (Alger, Tunis et Tripoli), pour désigner le pays qu'Alger commandait. Cependant le termeDzayer a continué d'être employé dans la langue courante pour désigner la ville du Dey (Alger)18. Par une lettre célèbre aux oulemas de Fès, l'émir Abdel Kader parlait de watan al Jaza'ir (la patrie d'Algérie/Alger)18. En outre un célèbre poète tlemcénien du xixe siècle chante : « Mon dieu, veille sur al Jaza'ir », pour désigner le territoire dont Alger est la ville capitale18.
Géographie
L’Algérie est de par sa superficie, le plus vaste pays du continent africain, du monde arabe, et du pourtour méditerranéen. Dans sa partie sud, il comprend une part notable du Sahara. Au nord, l'Atlas tellien forme avec l’Atlas saharien, plus au sud, deux ensembles de reliefs parallèles se rapprochant en allant vers l’est, et entre lesquels s'intercalent de vastes plaines et hauts plateaux. Les deux Atlas tendent à se confondre dans l'est de l'Algérie. les vastes chaines montagneuses des Aurès (Batna, Khenchela, Oum-El-Bouaghi, Aïn M'lila, Souk Ahras, Guelma, Biskra) et de laNememcha (Tebessa) occupent la totalité de l'Est algérien et sont délimitées par la frontière tunisienne. Le point culminant est le mont Chélia (2 328 mètres). La terre la plus fertile au monde se trouverait dans les Aurès, si l'on pouvait l'arroser régulièrement19.
La bande du Tell, large de 80 km à 190 km, s'étend sur près de 1 622 km de côte méditerranéenne. Elle est formée de chaînes de montagnes (l'Ouarsenis, le Chenoua, le Djurdjura, les Babors et les Bibans) longeant le littoral et souvent séparées par des vallées, riches par leur flore et leur faune, abritant des cours d'eau comme la vallée du Chelif ou la vallée de la Soummam. Le montLalla-Khadîdja, en Kabylie où les montagnes sont recouvertes de neige en hiver, en est le point culminant et s'élève à 2 308 mètres d'altitude. Les plaines du Tell abritent avec les vallées adjacentes la grande majorité des terres fertiles du pays.
Entre les massifs de Tell et l'Atlas saharien, un grand ensemble de plaines et de hauts plateaux semi-arides sont creusés par de nombreuses étendues d'eau salée, les chotts, asséchés en fonction des saisons. Le point le plus bas d'Algérie, atteint au Chott Melrhir, descend à –40 m. L'ensemble court depuis les frontières marocaines à l'Ouest jusque dans la vallée du Hodna dont les monts relient parfois les Atlas tellien et saharien. L’Atlas saharien, relie le Haut Atlas marocain jusqu'à la frontière tunisienne en passant, d'ouest en est, par les massifs du Ksour, Djebel Amour, des Ouled-Naïl, desZibans et les monts Hodna, qui rejoint la bande du Tell, et continue dans la partie sud des Aurès. Il est limité au sud par plusieurs oasis constituant ce qui est souvent appelé « la porte du désert ».
La partie saharienne qui couvre plus de 80 % de la superficie de l’Algérie soit environ 2 millions de kilomètres carrés, est constituée principalement deregs, d'ergs, d'oasis et de massif montagneux. Au nord du Sahara algérien, les grands ergs, Occidental à l'ouest, et Oriental à l'est, séparés par des plateaux rocheux tels que la région du Mzab et bordés au sud par le plateau de Tademaït, constituent d'immenses mers de sable ponctuées d'oasisdonnant parfois vie à d'importantes palmeraies. Au sud-ouest, s’étendent les ergs Iguidi et Chech, immensité de dunes sableuses linéaires largement espacées les unes des autres. Plus au sud, au cœur du Sahara, le massif du Hoggar, dont le point culminant est le plus haut sommet de l'Algérie avec3 003 mètres au mont Tahat20, est constitué de roches volcaniques formant des pics, des « aiguilles volcaniques » et de hauts plateaux désertiques. À l'est du Hoggar, dans le Tassili n'Ajjer, haut plateau aride perché à plus de 1 000 mètres d'altitude, se dressent des formations rocheuses fortement érodées émergeant des dunes, donnant parfois au relief un aspect de paysage lunaire.
Climat
| Mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 0,1 | 3 | 5 | 9 | 12 | 15 | 17 | 19 | 14 | 11 | 6 | -1,3 | 11,5 |
| Température maximale moyenne (°C) | 12 | 13 | 16 | 18 | 23 | 26 | 27 | 29 | 26 | 23 | 16 | 10 | 17,2 |
| Précipitations (mm) | 112 | 84 | 74 | 41 | 46 | 15 | 1 | 5 | 41 | 79 | 130 | 137 | 764 |
| Record de froid (°C) | -11 | -8 | -5 | 3,8 | 3,8 | 9,4 | 13,4 | 13,8 | 11,6 | 7,2 | -4 | -10 | -9 |
| Record de chaleur (°C) | 24,4 | 30 | 28,8 | 37,2 | 38,8 | 41,6 | 41,1 | 47,2 | 44,4 | 37,7 | 31,1 | 24,4 | 47,2 |
Le centre de climatologie de l'Algérie est sous la responsabilité de l'Office national de météorologie21. Un climat méditerranéen couvre le Nord, tandis qu’un climat désertique règne sur le Sud. Durant l’été, le mois le plus chaud, à Alger, est août22. Au sud, le climat est sec. Le Sahara est une région très ventée et aride. Les amplitudes thermiques sont généralement considérables à cause de la sécheresse de l'air. En Algérie, le temps est généralement ensoleillé, il avoisine 3 650 heures de soleil par année23.
Les vents sont très variables au Nord et au Sud. Les forces éoliennes ne dépassent pas les 120 km/h. Au Sud, ils déplacent chaque année entre 60 et 200 millions de tonnes de poussières dans l'air. Ils soulèvent de (10 à 20 millions de tonnes de sable24. En été, le Sirocco, un vent très sec et très chaud (dit le Chehili ou chili), se dirige du sud vers le nord.
Températures
Les températures sont variables entre le jour et la nuit dans le Sahara au Sud. Le thermomètre indique des variations entre 40 °C le jour et 5 °C la nuit. Par contre, le Nord a un climat méditerranéen. En été, les températures sont élevées22. Les températures moyennes estivales et hivernales se situent entre 25 °C et 11 °C25.
Au nord, dans les villes côtières, les températures hivernales varient entre 8 °C et 15 °C. Elles grimpent à 25 °C au mois de mai pour atteindre une moyenne de 28 °C à 30 °C en juillet et août (28 °C à Skikda, 29,5 °C à Alger). Toujours au Nord, dans les montagnes de Kabylie, la température avoisine les 3 °C voire −7 °C en hiver. La neige y est fréquente en hiver. La région de la Kabylie comporte plusieurs zones climatiques. Le littoral et la Kabylie maritime sont de climat méditerranéen. L'hiver y est plutôt doux comparé au reste de la région, avec une température de 15 °C en moyenne. La période estivale, rafraîchie par les vents marins, présente une température moyenne de 35 °C environ26. Sur les hauteurs le climat est beaucoup plus rude, avec parfois des températures au-dessous de zéro et une neige abondante l'hiver ; et des étés très chauds, très secs, notamment vers le sud où la pluviométrie est moindre. Cependant dans les parties les plus hautes la température estivale est modérée par l'altitude.
Sur les plateaux et dans les vallées intérieures, l'hiver est sensiblement identique à celui des hauteurs. Mais en été, du fait de l'enclavement et de l'exposition aux vents du sud, les températures sont particulièrement élevées : c'est le cas à Medjana, sur les hauts plateaux, comme à Akbou, dans la vallée de la Soummam, couloir idéal pour le passage du sirocco. Dans la ville de Tizi Ouzou la température peut atteindre les 46 °C quand elle est de 35 °C à Dellys.
Au centre et à l'ouest, dans les hauts plateaux de la région de Djelfa, la température estivale varie de 30 °C à 38 °C.
Dans l'est, la zone des Aurès, les hivers sont très froids, la température atteint parfois les -18 °C sans facteur humidex. Les étés sont très chauds. Le baromètre affiche parfois 50 °C à l'ombre. Les variations de température sont très importantes dans cette région. La température estivale varie de 30 °C à 38 °C.
Le nord ouest, comme Oran, Tlemcen, Mostaganem, etc., bénéficie d'un climat méditerranéen classique marqué par une sécheresse estivale, des hivers doux, un ciel lumineux et dégagé.
Quant au sud, dans le Sahara, la température est de 15 à 28 °C en hiver, pour atteindre 40 à 45 °C, voire plus en été.
Précipitations
Le Tell, au nord du pays, possède un climat méditerranéen, les étés sont chauds et secs et les hivers sont doux et pluvieux et parfois enneigés. Cette zone est la plus humide d'Algérie, elle est caractérisée par des précipitations annuelles qui varient entre 400 et 1 000 mm d'eau27.
La Kabylie bénéficie d'une pluviométrie relativement abondante qui a facilité le développement d'une agriculture typique. En Grande Kabylie, les régions intérieures sont plus arrosées en raison de l'ascension et de la décompression des vents humides : ainsi à Larbaâ Nath Irathen, la pluviométrie est de 1 059 mm contre 833 mm à Tizi Ouzou26. Une ligne de crête qui traverse la région en joignant l'Atlas blidéen, le Djurdjura, les Babors, le massif de Collo et l'Edough, sépare une zone nord très pluvieuse (plus de 800 mm de précipitations par an) et une zone sud moins arrosée. Cette différence de pluviosité aurait eu pour conséquence une végétation naturelle plus ou moins dense : aux versants Nord, initialement couverts d'une forêt peu hospitalière, devenus plus tard terres de vergers, s'opposeraient ainsi des versants Sud plus facilement et sans doute plus précocement peuplés, car plus immédiatement propices à la culture et à l'élevage. Ce facteur introduit un élément supplémentaire de distinction entre Grande Kabylie et Petite Kabylie. En effet la première, si l'on en exclut le versant sud du Djurdjura (comme le fait d'ailleurs le tracé de l'actuellewilaya de Tizi-Ouzou), se trouve entièrement en zone de forte pluviosité. Au contraire, en Petite Kabylie les orientations combinées du littoral et du relief ne laissent que peu de profondeur aux versants Nord. Elles font plus de place aux zones moins humides, comme le Guergour et le Ferdjioua qui s'étendent entre Babors et Hauts-Plateaux28.
Dans les Aurès, la quantité de pluie indique 100 mm de moyenne annuelle. Cependant, des pluies diluviennes sont constatées dans les Aurès. Les dégâts causés par des crues peuvent être considérables surtout dans la wilaya de Batna.
Au Nord-Ouest de l'Algérie, pendant les mois d'été, les précipitations deviennent rares voire inexistantes, et le ciel est lumineux et dégagé. L'anticyclone subtropical recouvre la région oranaisependant près de quatre mois. En revanche la région est bien arrosée pendant l'hiver. Les faibles précipitations (294 mm de pluie) et leur fréquence (72,9 jours par an) sont aussi caractéristiques de ce climat.
Les régions du Sahara sont caractérisées par un climat aride et sec. Au Nord, la quantité de pluie indique 100 mm de moyenne annuelle et au Sud, elle est de 20 mm. Dans les régions côtières, la moyenne annuelle est 200 mm. Cependant, des pluies diluviennes sont constatées en Algérie dans plusieurs villes. Les dégâts sont considérables. En 2008, la ville de Ghardaïa, qui fait partie du patrimoine mondial, a été inondée par une grande quantité de pluie. Alger a subi aussi une grande inondation en 200129. Les précipitations annuelles enregistrées dans les Hauts-Plateaux et dans l'Atlas saharien ne dépassent pas la quantité 200 à 400 mm de pluie. Mais, la hauteur des pluies annuelles est souvent inférieure à 130 mm dans l'ensemble du Sahara algérien.
Faune et flore
L'Algérie dispose d’énormes variétés animales et végétales qui se répartissent au niveau des différents parcs protégés que compte le pays et dont les plus notable sont : le parc national de Belzma, le parc national de l’Ahaggar, le parc national de Chréa, le parc culturel du Tassili, le Jardin d'essai d'Alger, le parc national de Gouraya ainsi que le parc national du Djurdjura et enfin la réserve naturelle du lac des oiseaux d'El Taref.
L'espèce végétale est formée de plusieurs catégories dont 314 genres assez rares, 30 rares, 330 très rares et 600 endémiques, dont 64 se trouvent au Sahara. En tout, 226 espèces sont menacées d’extinction31.
L’Algérie compte 107 espèces de mammifères dont 47 sont protégées et 30 menacées de disparition. Elle dénombre aussi 336 oiseaux dont 107 sont protégés31.
Le Sud algérien abrite une faune composée pour l'essentiel de fennecs, gazelles, gerboises, Cherchmana (poisson de sable), chats des sables, guépards32, porcs-épics et lézards. Sur les hauteurs, dans les escarpements du Hoggar, on peut retrouver le mouflon à manchette. Au Nord du pays, les campagnes sont peuplées de hyènes rayées, de renards, de belettes, de chats sauvages, de lièvres, de chacals et de sangliers. Le singe macaque préfère quant à lui les zones forestières. En hiver, l'Algérie devient la terre d'accueil de certains oiseaux migrateurs européens, dont les cigognes. Enfin, les animaux que l'on croise le plus souvent en Algérie sont le dromadaire, localement appelé baâir ou maheri, le mouton, la chèvre et le cheval.
Ressources hydriques artificielles
Selon le ministère des Ressources en eau : « l’Algérie compte 50 barrages en exploitation, 11 sont en cours de réalisation et 50 autres barrages à l’étude ». Ces derniers devraient être réalisés avant 202033.
L'Algérie entend rattraper le retard constaté en raison des pertes d'eau estimées à 50 %. Le dessalement est favorisé par l'État, le gouvernement a à cet effet installé quelques stations de dessalement à Alger etTipasa. Plusieurs centres importants, comme à Arzew qui fournit 90 000 m³ ou le centre de Beni Saf, ont amélioré la situation du manque d'eau dans certaines villes.
Les principaux barrages en Algérie sont ceux d'El Hamiz, Béni Haroun, Timgad, Taqsebt, Tichy-haf, Tilesdit,Koudiat Acerdoun, Ourkis et Kherrata dans la Wilaya de Béjaïa.
Dans l'Ouest, de nombreux barrages alimentent les villes comme Beni Bahdel, Sikkak Bekkhedda, Dahmouni, Bentaïba, Ghrib, Bougara, barrage de Sidi M’Hamed Bénaouda34. Il existe aussi des stations d'épuration d'eau comme à El Kerma.
Géographie humaine et administrative
La wilaya d'Alger compte 2 947 446 habitants en 200835, ce qui fait d'elle la wilaya la plus peuplée en Algérie. En 1997, le gouvernorat du Grand-Alger est créé en remplacement de la wilaya d'Alger et en absorbant dix-neuf communes des wilayas de Tipaza, Blida et Boumerdès.
L'augmentation de la population urbaine est due à l'exode rural, causé principalement par le terrorisme et la situation économique du pays dans les dernières années.
Les wilayas du Sud attirent de plus en plus les habitants du Nord, surtout dans les villes d'industrie pétrolière et gazière, comme Hassi Messaoud et Hassi R'mel. Il existe aussi une population nomade, généralement installée au Sud : les Sahari au Nord du Sahara, les Touaregs au Sud. Leur recensement est difficile à réaliser en raison de leur déplacement saisonnier et de la complexité de leur situation géographique.
Sur le plan administratif, l'Algérie est divisée en 48 wilayas. La wilaya constitue une circonscription administrative, sorte de préfecture, dotée d'une assemblée élue, l'Assemblée populaire de wilaya (APW), et placée sous l'autorité d'un wali (préfet)36 nommé par le président de la République. Elles sont divisées endaïras, lesquelles sont divisées à leur tour en communes (1541). Chaque commune possède sa propre instance délibérante, l'Assemblée populaire communale (APC), qui élit elle-même son président, faisant office de maire. Chaque wilaya et daïra porte le nom de son chef-lieu et a un budget indépendant, collecté au niveau local.
Villes principales
Le taux d'urbanisation de l'Algérie avoisine les 60 %37, et continue d'augmenter (avec une croissance plus soutenue dans le Sud algérien) en dépit des efforts du gouvernement pour freiner la migration vers les villes. L'Algérie compte plus d'une trentaine d'agglomérations urbaines de plus de 100 000 habitants, presque toutes concentrées dans le nord du pays. La plus grande ville estAlger, mégapole de plus de six millions d'habitants38, soit plus du dixième de la population globale, ce qui en fait la première agglomération du Maghreb.
Les autres grandes villes algériennes, en termes de population, d'influence culturelle ou d'importance économique sont : Oran, Constantine, Annaba, Tizi Ouzou, capitale de la Haute Kabylie,Tamanghasset, capitale du Hoggar, Ghardaïa, capitale du Mzab, Batna, capitale des Aurès, Béjaïa, Sétif, capitale des Hauts plateaux, Biskra, capitale du Ziban, Ouargla, capitale des Oasis.
Géologie, topographie, séismologie et hydrographie
L'Algérie fait partie de l'ensemble Nord-Ouest africain. Si l'on examine un schéma structural de cette zone, deux domaines principaux sont mis en évidence:
- Un domaine méridional, le Sahara, où affleurent les socles précambriens du Hoggar et des Eglab, et leur couverture phanérozoïque de la plate-forme saharienne;
- Un domaine septentrional, la zone atlasique, comportant un Atlas saharien au Sud, qui se prolonge à l'Ouest (Maroc) par le Haut Atlas marocain et à l'Est (Tunisie) par l'Atlas tunisien.
Au Nord, l'Atlas tellien, domaine varié et très complexe ayant aussi des équivalents au Maroc (le Rif et le Pré-Rif) et en Tunisie (Kroumirie et Nefza). Cet Atlas tellien comporte une zone interne et une zone externe formés de terrains allochtones (nappes de charriage). Entre les deux Atlas affleurent les Hautes plaines qui se terminent à l'est par la chaîne du Hodna et se continuent à l'Ouest par la Meseta
oranaise et au-delà des Atlas (Haut et moyen Atlas) par la Meseta marocaine, qui se noie dans l'Atlantique.
Entre les ensembles sud (plate-forme saharienne) et nord (l'ensemble atlasique), un énorme accident de valeur continentale est connue : l'Accident Sud Atlasique (ASA), qui va d'Agadir (Maroc), jusqu'à Gabes (Tunisie). Il passe en Algérie aux environs de Biskra, Laghouat...
oranaise et au-delà des Atlas (Haut et moyen Atlas) par la Meseta marocaine, qui se noie dans l'Atlantique.
Entre les ensembles sud (plate-forme saharienne) et nord (l'ensemble atlasique), un énorme accident de valeur continentale est connue : l'Accident Sud Atlasique (ASA), qui va d'Agadir (Maroc), jusqu'à Gabes (Tunisie). Il passe en Algérie aux environs de Biskra, Laghouat...
Séismes et risques sismiques
Une importante activité sismique se trouve localisée dans les zones côtières algériennes et la mer Méditerranée. La compression tectonique entre les plaques africaine et eurasienne génère de nombreuses failles actives provoquant des séismes plus ou moins importants sur toute la côte Nord de l'Algérie. « cette côte est traversée par une limite de plaques lithosphériques continentales convergentes : la plaque eurasienne, au nord, chevauche la plaque africaine au sud. C'est dans cette faille de chevauchement que se déclenchent les séismes de la région »39.
L'Algérie est divisée en deux plaques tectoniques séparées par la faille sud-atlasique. Au Nord se trouve la tectonique alpine et au Sud, la plate-forme saharienne, qui est assez stable40. Historiquement, elle est connue pour être une zone sismique très active. Les investigations effectuées après le séisme d’El Asnam (Chlef actuellement) en 1980 ont permis de révéler l’existence de traces d’anciens séismes qui auraient affecté cette région. D'après le CRAAG (Centre de recherche astronomie astrophysique et géophysique), l'activité sismique au nord d'Algérie connue remonte au2 janvier 1356, date à laquelle s'est produit le séisme d'Alger. Depuis de nombreux séismes se sont produits.
Parmi les séismes violents qu'on peut citer, Al Asnam (Chlef actuellement) en septembre 1954 et en octobre 1980, Constantine en octobre 1985,Tipasa en octobre 1989, Mascara en août 1994, Alger en septembre 1996, Aïn Témouchent en décembre 1999, Beni Ourtilane en novembre 2000 etBoumerdes-Alger en mai 2003. Le dernier séisme meurtrier qu'a connu l'Algérie est celui de M'sila en mai 2010.
Les séismes les plus meurtriers qui ont marqué l'Algérie ces dernières années sont: le tremblement de terre d'Al Asnam en octobre 198041, il fait3 000 morts, détruit 80 % de la ville de Chlef41 et cause des dégâts estimés à 10 milliards de dinars algériens41 ; ensuite, le séisme de mai 2003 à Boumerdès-Alger fait plus de 2 000 morts et plusieurs milliers de blessés et de sans-abri42, ce séisme fait 1 400 victimes dans la wilaya de Boumerdèset provoque des dégâts estimés à 5 milliards de dollars américains43.
Hydrographie
Il existe des cours d'eau côtiers au centre et à l'Est comme à Aïn El Hammam, Soummam, Medjerda, Rhummel, Sebaou, Hamiz, Macta, Mazafran. Cependant le Chelif reste le plus long fleuve d'Algérie, avec une longueur estimée à 725 km44. Ce fleuve est situé au nord-ouest de l’Algérie et prend sa source dans l’Atlas tellien et se jette dans la Méditerranée. Son débit, dans les périodes de crues, atteint 1 500 m³ par seconde.
Au sud de la région du Tell, les cours d'eau ne sont pas permanents. Il existe de nombreux lacs dans les régions désertiques, mais ce sont des lacs temporaires et salés pour la majorité comme Chott ech Chergui et Chott el Hodna. Les cours d'eau du Tell se déversent dans la Méditerranée. Mais, ceux qui descendent vers l'Atlas saharien font partie de la plus grande réserve d'eau au monde. Ils forment une nappe phréatique dite la nappe de l'Albien, qui constitue selon certaines estimations la plus grande réserve d'eau douce au monde45, elle est enfouie sous le sable du désert algérien sur une superficie totale estimée à 900 000 km²46. La région d'Adrar a par ailleurs de grandes réserves hydriques constituées de la nappe du continental intercalaire.
Parmi les oasis, qui font partie du réseau hydrique du pays, on peut citer Djanet, Ghardaïa, Ouargla, Oued Righ, Tabelbala, Tamanghasset, Timimoun,Touggourt, Tolga, Filiach, Zaatcha. L'oasis de Tolga et le Ziban sont alimentées par les réseaux souterrains des Aurès. Enfin, Igharghar contient aussi une grande quantité d'eau sous terre, elle alimente une grande partie des palmeraies du Sud et oued R'hir. Des forages importants de la nappe phréatique seront réalisés pour apporter plus d'eau dans les régions arides du Sud algérien.
Dans les Aurès et l'Est, les rivières importantes d'eau sont Oued Abiod, Oued Abdi, Oued el ahmer, Oued Taga, marais de Medghassen, marais de Draâ Boultif, Chott Djendli, Chott Tincilt, OuedEl Madher, Rhummel à Constantine. Les oasis dans les Aurès sont El Kantara et Ghoufi La région possède aussi des sources thermales comme la Fontaine chaude Hammam Essalihine deKhenchela, Hammam el Knif, source de Batna (Kasrou), source de Biskra, source de Guelma (hamam Maskhoutine), Oued Charef dans la wilaya de Souk Ahras.
Au nord-est, Seybouse est une rivière formée près de Guelma par Les oueds de Cheref et Zenati, son bassin est par ailleurs le plus entendu d’Algérie, et ses terres sont considérées comme fertiles, il rejoint la Méditerranée près d'Annaba.
En Kabylie et le centre, les cours d'eau de Chabet el akhra, Gorges de Palestro, la Chiffa et la Soummam, sont alimentés par le Chelif.
Ressources naturelles et gisements
Les principaux gisements en Algérie sont parmi les plus importants dans le monde. Généralement ils sont localisés dans le Sud. Selon Sonatrach, les 67 % de réserves en hydrocarbures sont situés dans les régions de Oued Mya et de Hassi Messaoud. Gaz à Hassi R'mel et le pétrole à Hassi Messaoud (huile). Illizicontient 14 % des réserves. Enfin, Rhourde Nouss renferme 9 % et Ahnet Timimoun 4 % et Berkine47. Les sites exploités pour pomper l'huile ou pour rechercher les hydrocarbures, actuellement, en Algérie, sont : Hassi Messaoud, Ain Amenas, Hassi R’mel, Stah, Rourde Nouss, Tin Fouyé Tabankort, Gassi Touil, Ohanet, Haoud Berkaoui, Hassi Berkine, Ourhoud, Mensel Lejmet Nord et satellites, Rhourde Ouled Djemaa, Touat, El Gassi, Ain Salah, Rhourde El Baguel48.
Une quantité de gaz a été localisée dans les régions de Tabankort, de Béchar, de Timimoun et de Regganeen 200949.
L'activité minière en Algérie est très diversifiée, on observe plus d'une trentaine de minerais qui sont exploités parmi elles : fer, sel, zinc, plomb, baryte,marbre, or, tungstène, diamant, terres rares, métaux rares et pierres précieuses et semi-précieuses. Le fer se trouve à Ghare Djébilet et à Mecheri Abdlaziz à l'Est de Tindouf (35 milliards de tonnes à 57 % de Fe), Ouenza et Boukhadra, Djsbel Hanini à Sétif. Au Hoggar, il y a 730 000 tonnes de minerai d'or au gisement Tirek, Amessmessa en contient 3,34 millions de tonnes, les deux à teneur moyenne de 18 g/t, soit environ 2,4 millions d'onces d'or. Enfin, deux autres gisements sont à Tiririne et à In Abgui. La baryte représente 40 000 tonnes ; le plomb-zinc est exploité au nord du pays et le potentiel est de 150 millions de tonnes. La bentonite se situe dans les régions de l'Ouest à Maghnia et Mostaganem. L'Algérie a une grande quantité de sel soit en gemme (un milliard de tonnes) ou lagunaire dans les chotts et à l'est. Le gisement de phosphate se trouve à Tebessa (Djabel Onk), il renferme deux millions de tonnes. l'uranium est localisé au Hoggar50.


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