Agriculture et pêche
Selon, le ministère de l’Agriculture et du Développement rural217, la part de la valeur ajoutée agricole dans le PIB est de 10,1 %. Les surfaces irriguées représentent 835 197 ha en 2006. De nombreux arbres furent plantés afin de ralentir l’avancée du désert comme le barrage vert. La superficie totale de forêts ravagées par le feu pendant l’année 2006 a été estimée à 16 916 ha. Près de 900 millions de mètres cubes d’eaux de crues sont destinés à l’irrigation par épandage de 498 000 ha pour la production fourragère. Le potentiel de production arboricole et viticole compte près d’un million d’hectares en 2006. Les superficies récoltées en toutes espèces confondues est de 2 671 140 ha, le blé dur représente 1 162 882 ha, le blé tendre 620 945 ha, l'orge 812 280 ha et l'avoine 75 035 ha. La culture fourragère totalise 788 542 ha. Les légumes secs sont étalés sur 66 866 ha et la culture de pommes de terre est de 58 632 ha.
Les superficies des cultures maraîchères représente 372 096 ha. Les cultures industrielles dont les tomates, le tabac et les arachides forment 10 569 ha. L'arboriculture fruitière à noyaux et pépins est de 280 387 ha et les agrumes utilisent 57 064 ha. Les deux entreprises Ifri ou N'Gaous produisent du jus à partir de la récolte. La viticulture renferme 97 063 ha et l'ONCV s'occupe de la fabrication du vin à partir des vignobles. L’oléiculture englobe 263 352 ha, la région la plus connue est la Kabylie pour l'olivier et l'huile d'olive. La phoeniciculture est basée essentiellement au Sud. Le nombre de palmiers dattiers est estimé à 17,1 millions. Chaque palmier produit annuellement entre 45 et 51 kg de dattes. L’élevage ovin a un effectif de 19,6 millions de têtes, ensuite le caprin avec 3,7 millions de têtes. Quant aux bovins, ils comptent 1.6 million de têtes et en dernier la camelin est estimé à 0,3 millions de têtes. Enfin, l’effectif apicole détient 964 026 ruches. Pour le sous-secteur des forêts, une superficie de 34 593 ha de plantation forestière a été réalisée en 2006.
Plusieurs projets de lutte contre la désertification et de développement du pastoralisme ont été engagés.L'État prévoit la régénération de 2 817 194 ha ; la réhabilitation de 25 891 ha par la plantation pastorale dans les zones très arides ; la réalisation de 526 532 m³ de correction torrentielle ; l'irrigation de 22 053 ha par épandage des eaux de crues grâce à la construction de 282 ceds de dérivation ; la réalisation de 631 points d’eau d’abreuvement (djoubs, puits, sources, forages et mares) et la réalisation de 206 253 millions de litres de seguias et enfin d’abreuvement (djoubs, puits, sources, forages et mares)219.
La côte algérienne longe 1 200 km, partagée en quatorze wilayas maritimes. Chaque wilaya possède un certain nombre de ports, d’abris de pêche et de plages d’échouage. 64 sites de débarquements longent la côte algérienne: 32 ports ; 23 plages d’échouage ; 4 sites d’abris aménagés ; 5 sites d’abris naturels220. Les espèces halieutiques les plus consommées sont : poissons démersaux, petits pélagiques, grands pélagiques, requins et squales, crustacés et mollusques. L'Algérie pêche presque 230 000 tonnes par an, selon le ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques. Lecorail est réglementé en Algérie, il se trouve dans la côte est, El Kala dans la wilaya d'El-Tarf.
Société
La société algérienne est en majorité composée de jeunes, 50 % de la population est célibataire221. Plusieurs associations caritatives et organismes sont présidés par des femmes, elles travaillent pour donner des soins et pour aider les gens surtout dans les régions rurales et dans les hôpitaux222.
l’Algérie a enregistré des progrès ces dernières années en matière des droits des femmes, le pourcentage des Algériennes travailleuses est de 38 %223. la Constitution garantit tous les droits politiques, économiques, sociaux et culturels de la femme algérienne .L’écart masculin/féminin dans le taux de scolarisation se soit relativement rétréci, passant de 20 % en 1966 à 3,6 % en 2002. À ce sujet, 55,4 % des inscrits à l’université en 2003 sont des filles contre 39,5 % en 1991 (quadruplement du nombre des étudiantes). Concernant la main-d’œuvre féminine, il est indiqué dans le rapport du CNES que « une augmentation de près de 5 fois comparée à la période 1977/2003 et de près de 2,5 fois sur la période 1987/2003 »224.
Cependant, tout comme ailleurs dans le Maghreb. la femme demeure considérée comme inférieure par certaines catégories de la population, en particulier dans les milieux non-instruits. Ainsi, Souad Belhaddad225, écrivain, journaliste et interprète franco-algérienne écrit: « En Algérie, quand une femme est agressée, lynchée, on dit qu'elle est prostituée. Quand elle dépose plainte, on dit qu'elle est manipulée. Quand elle suscite la solidarité internationale, on la trouve carrément suspecte »226
Au cours d'une enquête entre 2006 et 2007, la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (FOREM) a découvert que 38,3 des mariages du pays sontconsanguins227. Bir el-Ater près de Tébessa vient en tête du classement avec un taux de 88 % de cas de consanguinité, alors que le taux le plus faible est enregistré à Oran avec 18,5 %228.
Une enquête algérienne à indicateurs multiples (MICS3) de l’Office national des statistiques en collaboration avec le ministère de la Santé et de la Réforme hospitalière et financée par l’Unicef, a, entre autres, dévoilé que 67,9 % de femmes algériennes acceptent que leurs maris les battent229.
Une étude récente dévoile qu’entre 2007 et 2008, 36 % de garçons et 15 % de filles ont subi une violence physique à l’école, 35 % de garçons et 12 % de filles ont été agressés dans la rue. 26 % d’adolescents ont été battus au sein de leur famille230.
Depuis 2006, l'IDH algérienne est croissante. Ainsi, en 2010, l'indice atteint 0,787. Passant de 0,754 en 2007 à 0,787 donc en 2010231.
Le gouvernement accorde 1,5 milliard d'euros pour la rénovation de 320 hôpitaux et il prévoit 20 milliards d'euros pour améliorer les infrastructures sanitaires jusqu'à 2025232.
Le nombre de la diaspora algérienne est inconnu, des millions d'Algériens vivent à l'extérieur du pays. Toutefois, la commission des affaires étrangères de l’APN a été chargée du recensement général de la population (RGPH 2008) pour connaitre le poids des migrants233.
En 2008, les garde-côtes algériens ont repêché près d'une cinquantaine de corps à l'ouest de l'Algérie. La majorité des morts avaient entre 20 à 30 ans. Les Algériens les appellent les Harragas. Le mythe du harrag se répand vite à travers le pays et il est devenu à la mode. Surtout à l'Ouest, les jeunes fredonnent « C'est la dernière année où je suis là »234.
Chaque année, il y a plus de 15 000 fumeurs qui meurent des effets du tabagisme, presque la moitié des hommes sont des fumeurs, selon les statistiques officielles. 80 % des habitants de la capitale développeront des maladies causées par le tabac dans les prochaines années, selon les spécialistes235.
Au cours du premier trimestre 2009, 9 005 accidents corporels ont été enregistrés. Le bilan est lourd, on rapporte 13 814 blessés et 951 morts. Les conducteurs sont en grande partie responsables de ces accidents236.
Chaque année, il y a presque 10 000 personnes qui tentent de se suicider, d'après une estimation de 2005237. La gendarmerie déclare 203 cas de suicides en 2009. Le taux des hommes est supérieur aux femmes et plusieurs facteurs sont en cause238.
L'Algérie le 42e pays le plus « écologiquement propre » de la planète, et le premier parmi les pays arabes notamment en raison des progrès réalisés récemment au niveau des énergies renouvelables et au vu de son potentiel énergétique239.
Démographie
L'Algérie comptait 37,9 millions d'habitants en janvier 2013 avec un taux de croissance annuel d'environ 2 %. Les prévisions démographiques en 2050 sont de 50 millions d'habitants5.
Environ 90 % des Algériens vivent sur un peu plus de 10 % du territoire, concentrés le long des côtes méditerranéennes. La densité de la population moyenne du pays est de 14 habitants/km². Cependant, ce chiffre reflète mal une répartition inégale, elle dépasse en effet les 100 habitants/km² pour les régions du nord, principales régions peuplées de l'Algérie.
Près de la moitié des Algériens a moins de 19 ans. Le pays connaît aussi un taux important d’émigration. En 2000, l’Algérie est le 15e pays du monde ayant fourni le plus de migrants, estimés à plus de 2 millions d’individus, soit une proportion de 6,8 % par rapport à la population du pays240. La France abrite la plus importante communauté algérienne à l'étranger, estimée à un million de personnes, dont près de 450 000 binationaux241. Le taux de migration est négatif (-0,33‰), car le taux d'émigration n'est qu'en partie compensé par l'immigration de populations venues des pays du sud. L'Algérie abrite notamment dans la région de Tindouf près de 165 000 réfugiés sahraouis242 ayant fui le Sahara occidental en 1975.
Les Algériens sont principalement berbère (amazigh). Il est probable que les Haratins aient disputés des territoires aux Berbères avant d'être totalement refoulés vers les oasis du Sahara algérien243. Les différentes vagues de peuplement composées de Phéniciens, de Juifs, de Romains, de Vandales, deByzantins, d'Arabes, d'Espagnoles et des Andalous244, de Turcs(Kouloughlis), de Français, etc., se sont succédé au cours de l'histoire.
Les musulmans orientaux ont converti l’ensemble du Maghreb à l’islam au viie siècle et y ont établi leur religion et la langue arabe, langue liturgique. L’apport démographique arabe n’a été significatif en Algérie qu’à partir du xie siècle, notamment par l’arrivée de tribus d’Hilaliens, estimées cependant à quelques dizaines de milliers245 et environ 250 000 sur l’ensemble de l’Ifriqiya246. Aussi d'après ces estimations, la principale souche très majoritaire des Algériens est berbère247,248. L'arrivée des hilaliens fut donc un facteur principalement important dans l’arabisation linguistique de la Berbérie249. Selon l'historien Charles-Robert Ageron250, en 1886, l'Algérie comptait environ 1,2 million de berbérophones (Chaouis, Kabyles, Chenouis Touaregs, Mozabites, etc.) contre environ 1,1 million d'« Arabes ». L'arabisation plus massive de l'Algérie est donc relativement récente et s'est surtout accélérée, paradoxalement, durant la colonisation française entre 1850 et 1950. Parmi les régions restées berbérophones, notamment en raison de leur enclavement géographique (montagnes, oasis) ou religieux251, les Kabyles et les Chaouis sont les plus nombreux.
À travers le temps, plusieurs populations furent décimées à la suite des épidémies et aux guerres fratricides et aux causes naturelles (sécheresse, tremblement de terre). Après l'indépendance, l'Algérie était parmi les pays à plus forts taux de fécondité au monde. Il y avait un faible taux de femmes au travail pendant les années 1970. La transition démographique fut en 2000. Le pays se situe dans les pays à fécondité modérée avec un taux de 20 pour mille. L’introduction de la contraception, l'émancipation des femmes dans le monde du travail et la situation socioéconomique (crise de logement, avancée de l'âge du mariage, l'inflation, le chômage, etc.) des familles sont les causes principales de la baisse252. Selon des chiffres officiels, environ 4 000 enfants, dont 3 000 illégitimes, sont abandonnés chaque année dans le pays253,254.
L'Algérie connut aussi entre les années 1950 et les années 2000 des brassages intenses de sa population, dus à diverses raisons : guerre de libération nationale, migrations internes des populations, exode rural massif, décennie noire ou urbanisation rapide255.
Fêtes
| Date | Nom | Indication |
| 1er janvier | Jour de l'an | Premier jour de l'année du calendrier grégorien |
| 1er mai | Fête du Travail | Jour férié à l’occasion duquel plusieurs manifestations syndicales sont organisées, notamment par l’UGTA. |
| 5 juillet | Fête de l’Indépendance et de la Jeunesse | Proclamée le jeudi 5 juillet 1962 |
| 1er novembre | Anniversaire de la Révolution algérienne | Déclenchement de la Révolution le lundi 1er novembre 1954 |
| Date | Nom | Indication |
| 20 janvier | Awal muharram | Premier jour de l’année musulmane (Hégire) |
| 29 janvier | Achoura | Fête |
| 31 mars | al-Mawlid an-nabaoui | Jour de la naissance du prophète de l'islam Mahomet (cette fête est considérée comme d'essence non-religieuse par la majorité des théologiens) |
| 13 octobre | Aïd el-Fitr (ou Aïd es-Seghir) | Fin du ramadan, mois de jeûne et de prières pour les musulmans (2 jours) |
| 20 décembre | Aïd El Adha (ou Aïd el-Kebir) | « la fête du sacrifice », commémoration de la soumission d’Abraham à Dieu, marque la fin du pèlerinage à La Mecque (2 jours) |
L'Algérie a adopté le weekend semi-universel (vendredi/samedi) en août 2009 pour s'adapter à l'économie des pays occidentaux. Le repos hebdomadaire était fixé depuis 1976 au jeudi et vendredi, à la différence de la plupart des pays de tradition islamique qui avaient déjà choisi le weekend universel (samedi/dimanche) ou semi-universel. Les jours fériés algériens sont inscrits dans la loino 63/278 du 26 juillet 1963, modifiée et complétée des ordonnances no 66/153 et no 68/149257. Cependant, d'autres fêtes non-officielles, islamiques, berbères ou nationalistes, sont également célébrées. Les quatre principales fêtes berbères sont : Yennayer (Nouvel an du calendrier berbère, 12-13 janvier), Tafsut Imazighen (« Printemps berbère », 20 avril), Amenzu n tfsut (27 juillet), et Amenzu n tyerza (29 octobre). Parmi les fêtes nationalistes sont commémorés les massacres de Sétif du 8 mai 1945 ou encore la date anniversaire du congrès de la Soummam, tenu en 1956 et qui organisa la lutte des Algériens pour leur indépendance.
Religions
Il n'existe pas de recensement officiel en matière de religion258. Toutefois, il est généralement estimé que l'islam est la religion de 98 à 99 % des Algériens259,260. L'État algérien a fait de sa branchesunnite la religion d'État261. Les musulmans sont majoritairement de rite malékite, mais on trouve également des communautés ibadites comme dans le Mzab.
Il existe aussi plusieurs confréries soufies ou autres, les zaouïas. Ces derniers ont un grand rôle dans la société algérienne.
Le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs gère tout ce qui est relié à la religion (calendrier musulman, les horaires de prières, les jours de fête religieuse, l'annonce du ramadan, le pèlerinage à La Mecque, l'entretien des mosquées)263. Le Haut conseil islamique s'occupe des affaires religieuses dans le pays et il est formé d'un président et de membres264. Son rôle est dicté par la constitution algérienne.
Plusieurs cérémonies religieuses célèbrent la naissance du prophète de l'islam Mahomet depuis des siècles. À ces occasions, l'usage de pétards provoque des hospitalisations chaque année.
Les récitants du Coran et les enfants circoncis reçoivent des cadeaux de la part des différents ministères et associations comme Ihssan lors des fêtes religieuses.
La constitution garantit à tous les citoyens une liberté du culte, et l'État en assure la protection. Les imams, les prêtres et les rabbins dépendent du ministère des Cultes et sont rémunérés par l’État. Le gouvernement contribue au financement des mosquées, des imams et de l'étude de l'islam dans les établissements scolaires. L’enseignement de la charia (les lois de la religion islamique) est devenu depuis septembre 2005 obligatoire dans toutes les filières du secondaire. En outre, le gouvernement a intensifié le contrôle de l'enseignement religieux scolaire, des prêches dans les établissements religieux et l'interdiction de la distribution d'ouvrages religieux faisant la promotion de la violence.
Les Églises protestantes d'Algérie avançant le chiffre de 50 000 fidèles en 2008265, le ministère des Affaires religieuses reconnaît 11 000 chrétiens dans le pays, essentiellement catholiques266. Roger Saïd est un algérien de confession juive représentant depuis 2009 les intérêts de la communauté juive en Algérie267.
La liberté de culte, pleinement applicable à l'islam, s'accompagne de restrictions pour les autres religions, comme la prohibition du prosélytisme ou encore l'obligation pour tout prêche d'être effectuée par une personne agréée par les autorités268. L'ordonnance no 06.03 du 28 février 2006 fixant les conditions et règles d'exercice des cultes autres que musulman, approuvée par la loi no 06.09 du 17 avril 2006269, prévoit la condamnation à une peine de 2 à 5 ans de prison et d’une amende de 500 000 à 1 000 000 DA quiconque utilise des « moyens de séduction tendant à convertir un musulman à une autre religion » ou « qui visent à ébranler la foi d’un musulman »268. Cette même ordonnance exige aussi des religions autres que l'islam qu'elles ne soient pratiquées que dans des lieux agréés par l'État algérien270. Depuis sa promulgation, de nombreux chrétiens et musulmans convertis au christianisme ont été poursuivis, accusés d'avoir enfreint ses dispositions270. Pour endiguer leur progression, 10 Églises évangéliques ont été fermées alors même que les autorités refusent constamment d'enregistrer les Églises protestantes, forçant donc leurs membres à pratiquer leur culte dans des lieux non agréés par l'État, au risque de poursuites270. Cette législation est en contradiction manifeste avec la constitution algérienne qui proclame la liberté d'expression, la liberté de conscience et la liberté de culte.
Selon une instruction du ministère de l'Intérieur, sur les photos du passeport, les oreilles doivent être apparentes pour les femmes et la tête découverte ainsi que la barbe rasée pour les hommes271. Depuis que les autorités saoudiennes exigent le passeport pour le pèlerinage musulman à La Mecque (le hajj), ces exigences embêtent voire font renoncer des personnes désireuses de le faire271.
Média
Dans l'audio visuel, l'État garde le monopole depuis 1962. La télévision algérienne s'est démocratisée pendant la nouvelle constitution de 1989. Entreprise nationale de télévision (ENTV) est l'entreprise nationale algérienne qui assure le service public de télévision. Elle gère la chaîne de télévision du même nom, le Canal Algérie, l'Algérie 3, l'Amazigh tv 4 en tamazight et le Coran tv 5qui diffuse le Coran272. Elle achète plusieurs émissions du privé pour les diffuser. Le Canal Algérie est diffusé sur le Web en direct sans interruption273.
La Radio Algérienne est l'organisme public algérien de radiodiffusion. Il dispose de trois stations nationales, de deux stations thématiques et de 32 stations régionales. Cet organisme, qui revendique 20 millions d'auditeurs en Algérie, diffuse en arabe, berbère et français.
La presse écrite algérienne comprend deux langues : l'arabe et le français. La majorité de la presse écrite est privée. Cette presse est publiée sur le Net quotidiennement sauf pour le vendredi (jour férié).
Algérie Presse Service est l'agence de presse nationale algérienne. Elle est née le 1er décembre 1961, dans le sillage de la Guerre de libération nationale, pour en être le porte-drapeau sur la scène médiatique mondiale. Ses évolutions successives dès ses origines en font une agence de presse moderne proposant des services en ligne et par satellite.
La population en majorité préfère regarder les chaînes satellitaires (françaises ou arabes). Le nombre de paraboles serait de 20 millions274. Un projet de loi est en train d'être à l'étude pour interdire les paraboles sur les façades de maison qui donnent sur les rues et les boulevards274. Plusieurs opérateurs sont sur place, Camagraph, Stream System, Magenta, Condor. Canal+ vient de signer un accord spécial avec l'Algérie275.
Les journalistes algériens sont représentés par le Syndicat national des journalistes algériens (SNJ) et travaillent dans plusieurs quotidiens algériens. Aussi, plusieurs journalistes travaillent dans les chaînes arabes et ailleurs. Lors de la décennie noire, plus de 70 journalistes ont été assassinés et plusieurs arrestations dans le milieu journalistique276.
Ali Dilem est un dessinateur de la presse algérienne. Il publie ses caricatures dans le quotidien privée algérien Liberté (Algérie) et dans l'émission de télévision Kiosque de TV5Monde sur la chaîne francophone TV5.
Langue
L’arabe classique est la langue officielle du pays, et depuis avril 2002 le berbère est reconnu langue nationale277.
Dans la vie courante, les Algériens arabophones parlent en général un arabe dialectal, le dardja, qui diffère de l'arabe littéral par sa morphologie, sa syntaxe, sa prononciation et son vocabulaire. Le dardja a conservé certains mots et structures syntaxiques berbères278 et a emprunté des termes au français et dans une moindre mesure au turc et à l'espagnol279.
Le berbère ou tamazight se décline en plusieurs variantes régionales : chaoui dans les Aurès, chenoui dans le Dahra, kabyle en Kabylie, mozabite dans le Mzab, le touareg au Sahara, le et le chleuh à la frontière marocaine. L'Algérie grâce aux populations touarègues a conservé aussi le système d'écriture du berbère : le tifinagh qui fut ensuite réintroduit chez les autres communautés berbérophones.
Il est difficile de connaître le nombre exact d’arabophones et de berbérophones. Cependant, d’après certaines estimations, le chiffre varie de 70 à 85 % pour les Algériens arabophones, et de 35 à 50 % pour les berbérophones280,278. Le français est également très répandu : l'Algérie est régulièrement citée comme le deuxième pays francophone dans le monde, avec près de 16 millions de locuteurs281 ; elle a recensé en 2008 11,2 millions de personnes âgées de cinq ans et plus déclarant savoir lire et écrire le français282, qui y est pourtant considéré comme une langue étrangère. L'État algérien n'adhère pas à la Francophonie, mais assiste à ses réunions.
Les colonisations ont eu une certaine influence linguistique. En effet, certains mots employés par les Algériens sont d’origine française, alors que ces mêmes mots ont leur équivalent berbère ou arabe, en usage avant la colonisation de l’Algérie par la France. Aussi depuis l’indépendance de l’Algérie, le gouvernement algérien a entamé une politique d’arabisation systématique du pays, consistant à imposer à la population, et dans tous les domaines, l'arabe classique au détriment du dardja et du berbère283. Les langues étrangères comme l'anglais, l'espagnol, le russe et l'allemand sont enseignées dans les écoles et aux universités depuis les arrêtés du 4/08/75 et 13/02/76. Plusieurs réformes des différents gouvernements ont apporté des rectifications dans le volume horaire à enseigner284.
Système éducatif
Depuis les années 1970, s'inscrivant dans un système centralisé qui avait pour objectif de réduire sensiblement le taux d'analphabétisme, le gouvernement algérien a instauré un décret par lequel l'enseignement à l’école est devenu obligatoire pour tous les enfants âgés entre 6 et 15 ans, qui ont la possibilité de suivre leur apprentissage scolaire à travers les 20 262 établissements construits depuis l'indépendance, à présent le taux d'alphabétisation avoisine les 78,7 %286. L’arabe est utilisé comme langue d’enseignement durant les neuf premières années d’école, et ce depuis1972. À partir de la 3e année, le français est enseigné et c’est aussi la langue d’enseignement pour les cours de sciences. Les élèves peuvent par ailleurs apprendre à partir du moyen, l’anglais, l’italien, l’espagnol et l'allemand. En 2008, des nouveaux programmes au primaire font apparition, par conséquent la scolarité obligatoire démarre non plus à 6 ans, mais à 5 ans.
En dehors des 122 établissements privés287, l’apprentissage à l’école et à l’université de l’État se fait gratuitement. Après les neuf années de l'école primaire, les élèves peuvent aller au lycée (secondaire) ou dans une institution d’enseignement professionnel. Le lycée propose deux programmes : général ou technique. À la fin de la troisième année du secondaire, les élèves passent l’examen du baccalauréat, qui permet une fois qu’il est réussi de poursuivre les études supérieures au sein des universités et instituts.
L’Algérie dispose par ailleurs de 26 universités et de 67 établissements d'enseignement supérieur, qui doivent accueillir en 2008 un million d'étudiants Algériens et 80 000 étudiants étrangers. L’université d’Alger, fondée en 1879 est la plus ancienne, elle offre un enseignement dans plusieurs disciplines (droit, médecine, sciences et lettres). 25 de ces universités et la quasi-totalité des établissements spécialisés de l’enseignement supérieur ont été fondés après l’indépendance du pays.
Même si un certain nombre d'entre elles proposent un enseignement en langue arabe à l'instar des filières du droit et de l'économie, la plupart des autres filières comme les sciences et la médecine continuent à être dispensées en langue française. Parmi les universités les plus importantes, il y a l’université des sciences et de la technologie Houari-Boumediene, l’université deMentouri Constantine, l’université d'Oran Es-Senia. Les meilleures universités de qualités demeurent l'université de Tlemcen et de Batna Hadj Lakhder, elles occupent respectivement le 26e et le45e rang en Afrique288.

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